Logiciel de gestion français : vérifier l’hébergement, les accès et la sortie
Le choix d’un logiciel français se vérifie sur des engagements concrets : hébergement, sous-traitants, accès, sauvegardes et réversibilité.
Choisir un logiciel français peut faciliter les échanges avec l’éditeur et la compréhension du contrat. Pour juger la maîtrise des données, il faut toutefois examiner le service réel : qui l’opère, où sont les copies, qui peut y accéder et comment vous récupérez vos informations.
Distinguer quatre questions
- L’éditeur : quelle société signe le contrat et répond à vos demandes ?
- L’hébergement : où sont les données, sauvegardes et services associés ?
- Les accès : quels collaborateurs et sous-traitants peuvent intervenir ?
- La sortie : quels exports, délais et coûts sont prévus ?
Ces réponses peuvent différer selon les produits ou les services connectés. Un outil d’envoi d’e-mails, un prestataire de paiement et l’application principale ne doivent pas être supposés identiques sur ces points.
Demander des documents, puis vérifier un usage
Rassemblez le contrat, les informations sur la sous-traitance, la politique de sauvegarde et les conditions d’export. Vérifiez ensuite un cas concret : un collaborateur quitte l’équipe, ses accès sont retirés et les dossiers doivent rester accessibles aux bonnes personnes.
Le RGPD s’apprécie sur les traitements et les responsabilités. La nationalité de l’éditeur ou l’emplacement des serveurs n’est pas une dispense de définir vos finalités, vos habilitations et vos durées de conservation. L’article 28, présenté par la CNIL, aide notamment à examiner la relation avec un sous-traitant.
Une grille de questions pour une petite entreprise
- Qui crée, retire et révise les accès ?
- Quels journaux et justificatifs sont disponibles pour nos usages ?
- Comment une sauvegarde est-elle restaurée et dans quelles conditions ?
- Comment récupérons-nous documents et relations entre les données ?
- Quels services externes sont utilisés pour les fonctions choisies ?
Pour un premier essai, utilisez des données fictives. Vous pouvez ainsi examiner les droits et l’export avant de confier un fichier clients réel. Faites préciser les points non démontrés dans les documents du projet.
La démarche à appliquer à Inklura
Inklura présente ses engagements sur la page sécurité. Vérifiez leur application au périmètre que vous souhaitez commander et aux connexions envisagées. Le catalogue distingue les produits en service, les fonctions proposées sur démonstration et ce qui n’est pas vendu.
Commencez par un besoin identifiable, comme les contacts et opportunités du CRM, plutôt que par l’import immédiat de toutes vos données. La décision sera plus solide si vous avez testé le travail quotidien et la sortie du service.